Présence Jésuite à Saint-Etienne

Mais aussi au LEP Ste Marie -la Grand-Grange

Ces huit jésuites, répartis entre les quartiers de Montreynaud et Tarentaize, sont très
impliqués dans l’éducation, mais aussi la solidarité, en étant présents dans des
établissements scolaires et associations.
L’élection de l’Archevêque de Buenos Aires, Mgr BERGOLIO comme Pape, a mis
l’ordre de la Compagnie de Jésus,( les Jésuites), sous les projecteurs. Et pour cause, le
Pape François est un des leurs.
Ils sont 19 000 Jésuites répartis dans le monde, dont huit à Saint-Etienne. Ils vivent dans
deux appartements, l’un dans le quartier de Montreynaud, l’autre à Tarentaize.
Les Jésuites, dont l’ordre a été créé en 1540 par un Espagnol, Ignace de Loyola, sont
arrivés dans le département il y a 160 ans.
Très impliqués dans le domaine de l’enseignement, ils sont à l’origine de l’implantation
de certains établissements scolaires dans lesquels ils sont toujours présents.
Leur installation coïncide avec la création de l’établissement Saint-Michel en 1851. Cet
externat s’est développé sous l’impulsion des Jésuites vers les années 1950-1960.
Aujourd’hui ils ne dirigent plus l’établissement, mais deux d’entre eux sont toujours
présents. Le père Michel Barthe-Dejean travaille avec l’équipe pastorale et le Père
Olivier de Framond est responsable des classes « prépas ».
Pere-jesuite-saint-etienne

En haut : Frère Edouard Guignard, pères Yves Brasseur, Pierre Iratsoky, Pierre Jubert,
Olivier de Framond
En bas : frère Hervé Nick, pères Jean-Marie Carrière, Thang Nguon, Michel Barthe-Dejean, André Gilardi

 

À l’origine du lycée professionnel Le Marais Sainte-Thérèse, on trouve aussi des Jésuites.
Aujourd’hui, ils sont toujours présents avec le Père Thang Nguon , qui est l’adjoint du
directeur tout en étant le Supérieur de la communauté des Jésuites de Saint-Étienne.
Hervé Nicq, un étudiant en stage dans ce lycée pour deux ans, s’est vu confier la
responsabilité de la formation humaine et de l’aumônerie.
À Saint-Chamond, l’institution Sainte-Marie La Grand’Grange a été fondée par les
Frères Maristes. Depuis 2009, cet établissement est rattaché au réseau Jésuite :
Ignace de Loyola Éducation. Le Père Yves Brasseur, arrivant de Marseille, vient d’y être
nommé pour participer à la pastorale de cet ensemble scolaire.
Les Jésuites sont aussi très impliqués dans l’association forézienne d’écoles de
production (AFEP), qui forme des jeunes de 15 à18 ans (souvent en échec scolaire)
dans les domaines de la mécanique et de la chaudronnerie. Les Pères de Framond
et Barthe-Dejean assurent, avec des bénévoles, l’enseignement de la culture
générale.
Les Jésuites sont aussi très présents à Montreynaud. Le Frère Edouard Guignard a
créé l’Accueil solidarité insertion Montreynaud (ASIM). Celui que l’on surnomme l’Abbé
Pierre de Montreynaud reçoit dans cette structure 60 à 80 personnes par jour,
marginalisés et migrants. Autour d’un repas, l’ASIM les accompagne dans leurs
démarches administratives, dans la recherche d’un emploi, ou dans l’accès aux soins.
«Nous essayons d’être libres et disponibles pour aller où les autres ne vont pas »,
souligne le Père Pierre Jubert, ministre (ndlr:l’intendant) de la Communauté des
Jésuites à Saint-Étienne.
Mais les jésuites sont répartis à travers le monde et travaillent dans des domaines très
différents et en particulier avec les plus pauvres (Service Jésuite des Réfugiés), accueil
d’enfants de bidonvilles pour l’éducation, aussi bien que des universités. Ils sont
facilement envoyés dans d’autres pays, selon les besoins et ne sont pas cantonnés
dans le même travail tout au long de leur vie.

Fiers du Pape François

La formation des Jésuites dure entre 10 etPape-Francois
15 ans : philosophie et théologie, mais aussi les
sciences sont au programme. Ils effectuent aussi
des stages dans les différentes communautés à
travers le monde. « Nous nous mettons au service
de l’homme dans son épanouissement »,
souligne le Père Jubert qui travaille à la paroisse
Saint-Mathieu à Saint-Étienne.
En France, les Jésuites sont nommés dans les
territoires par leur Provincial. Ils dépendent
ensuite de l’Évêque du Diocèse. À Saint-Etienne,
ils participent à des conseils diocésains de
Mgr LEBRUN, Évêque de Saint-Etienne.
 
Les Jésuites ne cachent pas « leur grande fierté » deva-illumine-le-coeur-du-monde
voir l’un des leurs, élu Pape. « Nous allions nous mettre
à table lorsque nous l’avons appris. Ce fut un grand
bonheur. Nous avons débouché une bouteille »,
confie le Père de Framond. « Beaucoup de personnes,
pas seulement des Chrétiens, nous ont appelés pour
nous dire qu’ils étaient contents. », se réjouit le Père
Jean-Marie Carrière , professeur à la faculté Jésuite
de Paris. « Il n’a pas un style mondain », insiste le
Père Brasseur. Les Jésuites ont un rapport particulier
avec le Pape. En plus des voeux habituels, ils sont les
seuls à prononcer un vœu d’obéissance au Pape qui
peut les envoyer à l’autre bout du monde s’il y a des
nécessités.
Estimant que « l’Église a besoin d’être réformée », les
Jésuites attendent du Pape François une gouvernance « plus collégiale qui écoute et
entend les communautés composées des évêques et des fidèles», avec un cadre de
vie plus simple.
Avec l’autorisation du Progrès
et la participation du Père Yves Brasseur
Loyola